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L'erreur est de vouloir une vie immobile. On veut que le temps s'arrête, que l'amour soit éternel, que rien ne meure jamais, pour se prélasser dans une perpétuelle enfance dorlotée. On bâtit des murs pour se protéger et ce sont ces murs qui un jour deviennent une prison. Depuis que je l'ai près de moi, je ne construis plus de cloisons. Je prends chaque seconde d'elle comme un cadeau. Je m'aperçois qu'on peut être nostalgique du présent. Je vis parfois des moments si merveilleux que je me dis : " Ho Tiens ? Je vais regretter ce moment plus tard, il faut que je n'oublie jamais cet instant, pour pouvoir y repenser quand tout ira mal." Je découvre que pour rester si proche, il faut une part d'insaisissable en chacun. Il faut refuser la platitude, ce qui ne veut pas dire s'inventer des soubresauts artificiels et débiles, mais savoir s'étonner devant le miracle de tous les jours. Être généreux, et simple.
Un peu de peines, mais surtout beaucoup de joies... et d'espoirs aussi. Parfois on perd des bouts, on n'y croit plus. Mais, il y a toujours quelqu'un qui nous redonne espoir un jour, qui nous redonne l'envie d'y croire encore un peu. Et après tout ceux qui nous ont atterrés, qui nous ont jetés par terre alors qu'on l'était déjà, qui nous ont faits croire à l'impossible en nous l'arrachant quelques secondes plus tard, arrive cette personne. Qui pour une fois et pour aucune raison ne nous veut aucun mal. Elle désire même nous rendre heureuse. Au début, on n'y comprend pas grand chose. Pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai de plus spécial qu'une autre ? Et puis, dans un regard d'une grande intensité, on comprend finalement que c'est simplement et purement comme ça. Qu'on n'y peut rien et elle non plus. On dit qu'on en profitera le temps que ça durera, comme l'arc-en-ciel après la pluie. Parce que finalement, on a trouvé la personne avec laquelle on est bien. Avec laquelle tout semble bien aller. Et on a toujours une petite appréhension à parler d'amitié, car on sait bien que de nos jours elle n'existe plus réellement. On le dit quand elle le dit, parce qu'on ne veut pas user le mot. Pas trop rapidement en tout cas. C'est un peu plus tard qu'on comprend, qu'on se rappelle, qu'aimer et l'être, finalement, c'est tout simplement d'avoir la liberté d'être finalement soi-même, et d'être appréciée comme cela, sans artifices...
Elle m'avait attrappée la main le visage inquiet de mon état, je me retourna vers elle, guidée par son geste, elle aperçut alors mes larmes, touchée, elle me prit délicatement dans ses bras. La difficulté que j'eus à me séparer d'elle me bouleversa. C'était le jour de son départ. Envisagez l'hypothèse que j'ai rencontré la véritable amitié. Il va falloir vous y faire, on a signé, on s'y engage en l'éternel. Je ne sais toujours pas ce que le futur me réserve, mais j'avance, dans la terreur émerveillée, car je n'ai pas d'autre choix, j'avance, quelque peu moins insouciante qu'autrefois, mais j'avance quand même, j'avance malgré tout, j'avance parce que je vous jure que c'est beau d'être à ses côtés. Un matin, j'ai compris. Compris que sa présence était devenue un baume, que son asbence était une brûlure. Un matin, à force de l'avoir près de moi, j'ai pris conscience que je ne serais plus capable de me passer de son attention, de son amitié... D'être finalement quelqu'un pour quelqu'un.
La vie est vraiment incroyable. Elle peut se permettre bien des choses, elle nous semble parfois noir mais à ce moment là où nous perdons nos ailes et tout espoirs en elle, elle met sur notre chemin un être, et cet être nous redonne des ailes, de l'espoir. Et elle nous fait dire que la vie est belle. J'aurai des millions de mots à te dire. Mais je n'y parviens pas. Juste, merci. Merci d'avoir enchantée ma vie. Peut-être... peut-être un jour, plus tard, beaucoup plus tard, nous croiserons-nous dans un lieu éclairé ; avec du monde autour, avec des arbres, un rayon de soleil, je ne sais pas moi, des oiseaux qui chanteront comme l'un des jours de l'une de nos ballades, et au milieu du brouhaha nous nous reconnaîtrons et songerons avec nostalgie au temps passé, celui de mes vingt ans, celui de nos premiers espoirs, celui de tout nos partages, le temps où nous avons rêvé, où nous avons embrassé le ciel. Ce jour là, nous serons ensemble, je prendrai ta main, tu guideras mes pas, le jour de mon mariage, de la naissance de mes enfants, de chacuns de leurs anniversaires, je te voudrais toujours près de moi, parce que ce temps-là, ce temps-là nous appartient et personne ne pourra jamais nous le voler.
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Tu es celle à qui j'ai envie de confier mes secrets.
Un véritable diamant, tombé d'un coffret.
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Es tu prête ?